Blog du Mouvement des Jeunes Socialistes du Calvados

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samedi 21 juin 2008

L'incompétence du maire d'Hérouville au grand jour!

Engueulades, coups de gueules, insultes, sont malheureusement le lot quasi-quotidien de l'histoire concernant le lycée Rabelais à Hérouville Saint Clair. Essayons de comprendre plutôt par les faits se qu'il s'est vraiment passé et comment la mairie d'Hérouville à finalement perdu le lycée Rabelais.

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dimanche 15 juin 2008

Touche pas à mon temps de travail !!!!

Actuellement, malgré la gène que provoque manifestement ce sujet pour le gouvernement, l’heure est à la casse des 35h. Dans la logique de la campagne de Nicolas Sarkozy et du fameux « travailler plus pour gagner plus », la volonté de la droite est bien de rogner sur, d’une part un temps de travail légal à 35h, et d’autre part, et à long terme, sur une durée légale du travail en France. Le gouvernement a dévoilé son projet de réforme de la représentativité syndicale et du temps de travail, ouvrant de nouvelles possibilités de déroger aux 35 heures, tandis qu’un accord est intervenu entre les 27 Etats européens sur le temps de travail. Il permet à un employeur de déroger à la durée maximale hebdomadaire de 48 heures, dans une relation de gré à gré avec le salarié. Il rend possible des durées de travail pouvant aller jusqu’à 65 heures hebdomadaires, voire plus.

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samedi 14 juin 2008

un pas de plus...

Le premier groupe du MJS Calvados a vu a enfin vu le jour de manière officielle à Hérouville avec l'élection de Martin Renard comme responsable. Je tiens à le féliciter, et je suis sûr qu'il rendra, avec l'ensemble des militants, ce groupe dynamique.

C'est un nouveau souffle pour notre organisation, avec la volonté de créer un véritable maillage territorial pour être plus proches des préoccupations des personnes, pour avoir une activité militante plus réactive en considérant davantage l'enjeu local.

Hérouville est donc le premier de ces groupes, mais pas le dernier. Nous devons effectivement travailler ensemble à la construction d'autres groupes, qui existent parfois de manière "non officielle", mais aussi en rencontrant de nouveaux militants, en faisant véhiculer les valeurs de gauche là où nous sommes moins présents, où l'activité d'une jeunesse politique est quasiment inexistante.



Ce doit être une des priorités de notre organisation, renforcer notre présence militante là où nous sommes déjà forts, mais surtout répendre, ailleurs, les valeurs de progrès et de justice sociale.

jeudi 12 juin 2008

La directive de la honte !

Un texte va être proposé aux parlementaires européens le 18 juin prochain. Ce texte, appelé "Pacte pour l'immigration", indique que les autorités pourront décider de la détention des clandestins pour une période maximale de six mois. Ils pourront la prolonger jusqu'à 18 mois, notamment en cas de risque de fuite ou de retards pour obtenir des pays tiers les documents nécessaires. En cas de résistance, les étrangers en situation irrégulière seront bannis du territoire de l'UE pendant cinq ans.

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jeudi 8 mai 2008

Gagner la batailel culturelle.

1 an après l’élection de Nicolas Sarkozy, 1 an après les promesses, les faits sont là. Le pouvoir d’achat diminue, l’argent ne circule plus et ne fait que renforcer le capital au détriment du travail, les inégalités augmentent et la tension monte dans le pays.

Mais 1 an après l’élection de Nicolas Sarkozy, malgré tout, aucune alternative ne se crée. La gauche est amorphe, contradictoire et incapable de proposer une autre vision de la société. Elle s’enorgueillie d’une victoire aux élections locales qui n’ont pourtant été que le réceptacle de la déception face au gouvernement en place. Pire, elle semble renoncer à créer les conditions d’une autre société car l’ « opinion » semble ne vouloir aucune alternative au modèle économique dominant.

Mais la gauche, le Parti Socialiste ainsi que ses partenaires, semble avoir oublié qu’avant toute bataille politique il faut savoir gagner la bataille culturelle, celle qu’on a perdu en 2007 et qu’on doit être en capacité de gagner en en créant pour cela les conditions durant les 4 années qui restent avant que les français aient à choisir entre plusieurs projets de société.

« Une société n’entre dans une forme nouvelle que lorsque l’immense majorité des individus qui la compose réclame ou accepte un grand changement. », Antonio Gramsci.

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mardi 8 avril 2008

Du changement au MJS Calvados!!!

Chers camarades, chers amis,

Cela fait maintenant 2 ans et demi que j’assume la responsabilité d’animateur fédéral, dont plus de la moitié dans la Fédération du Calvados.

Alors que notre organisation est en parfait ordre de marche, il m'est apparu opportun d'anticiper l'avenir en permettant au MJS de trouver dès à présent de nouveaux équilibres. En effet, depuis un an et demi, nous avons vécu de grands moments de militantisme. Nous avons appuyé nos victoires aux élections législatives, municipales et cantonales et nous avons tout fait pour éviter les défaites.

Après avoir mené campagne à vos côtés je suis maintenant élu dans la commune de Caen. J’y vois un signe de reconnaissance mais aussi de travail accompli. J’ai toujours essayé de gérer le MJS avec le plus de transparence possible. L’autonomie de notre organisation est un atout qu’il faut savoir préserver.

C’est ainsi que je vous présente ma démission car ma nouvelle fonction d’élu pourrait interagir sur l’autonomie de notre organisation à l’échelle locale. Mais plus important, à l’heure où nous parlons de refondation et de rénovation, je me l’applique à moi-même. La Fédération du MJS Calvados après avoir progressée de façon importante cette dernière année a aujourd’hui besoin d’un nouveau souffle.

Je souhaite vous remercier de la confiance que vous m’avez apportée durant ces nombreux mois passés à vos côtés. Je souhaite aussi remercier les camarades et amis qui ont su me soutenir dans les moments plus difficiles, car c’est aussi grâce à eux que notre organisation a, aujourd’hui, toute sa place dans la famille socialiste du Calvados.

Aujourd’hui ce que vous avez tous accompli au MJS Calvados est extraordinaire et je ne vous en remercierai jamais assez.

Notre engagement de terrain, le succès de nos campagnes locales (qu'il s'agisse de la caravane du MJS bas-normande ou encore des réunions autour des jeunes à Hérouville) témoignent parfaitement de l’évolution des jeunes Socialistes du Calvados.

Beaucoup de jeunes nous ont rejoints, notre Fédération continue son développement.

J’ai vécu de grands moments avec vous tous. Je démissionne mais je reste néanmoins à vos côtés. Il faut que le MJS continue son épanouissement. Je souhaite que cela se fasse avec un collectif fédéral qui réunisse des personnes compétentes et motivées pour que le MJS reste un espace privilégié de militantisme pour tous les jeunes de Gauche.

Jorma Accard a été élu par le collectif fédéral comme notre nouvel animateur fédéral. Je tiens à le féliciter. J’ai totalement confiance en sa capacité à animer les jeunes Socialistes par la suite. Il sera, j’en suis certain, un excellent animateur fédéral.

mercredi 27 février 2008

L'héritage keynésien

A l’heure où les mêmes causes produisent les mêmes effets qu’au début du XX e siècle, et que le dogmatisme capitaliste refuse toute prise en compte de la réalité économique, il convient de relire et réintégrer ce que Keynes a apporté à l’économie mondiale par sa théorie « révolutionnaire », il y a maintenant près d’un siècle.

Pur produit de ce qu’on appellerait aujourd’hui la « gauche caviar », cet universitaire de l’establishment anglais aurait pu passer inaperçu pour sa réforme monétaire de la colonie indienne, s’il n’avait défendu par ailleurs (a contrario de la pensée unique du moment) une gestion du Traité de Versailles moins pénalisante pour l’Allemagne vaincue. Il demanda la diminution des réparations de guerre afin de soutenir la jeune démocratie allemande et placer l’Europe dans un système de sécurité collective. Une trop forte ponction contraindrait cet état, soit à affamer sa population, soit à exploser sa modernisation industrielle. Il ne fut pas entendu par ses pairs mais l’avenir lui donna malheureusement raison.

Son impact fut encore plus spectaculaire lors la Crise de 29 et il marqua à ce moment le tournant économique de son sceau. Les économistes conservateurs classiques lurent ce choc comme un accident de trajectoire ; imputant l’effondrement à un manque de souplesse qu’accumulait le marché du travail, et préconisant de laisser les salaires s’adapter à la situation (donc à la baisse). Ce qui permettrait aux entrepreneurs de relancer leur productivité et donc leur recrutement. C’est à ce moment que Keynes démontra pour la première fois que l’économie ne tend pas naturellement vers le plein-emploi et que ses conditions sont rarement réunies dans les économies modernes.

Sur ce contre-pied total des théories académiques, il explique la Crise par l’excès de l’épargne (dû à l’incertitude générale) et la baisse du pouvoir d’achat (dû au chômage de masse).Son constat appelle une action positive de l’Etat dans l’économie.

Keynes montre que le plein-emploi exige un équilibre entre consommation et investissement qui ne peut être assuré par les seuls marchés car il les dépasse : seul l’état en est capable, par une politique d’incitation fiscale et de fixation des taux d’intérêts. C’est l’interventionnisme d’état dans tout ce que condamne le modèle classique.

Le schéma est devenu célèbre : la hausse des salaires entraîne une hausse de la Demande, de la production, et donc du recrutement par les entrepreneurs. Ce cercle vertueux s’appuie sur une politique de la Demande des ménages.

Toutefois, les intérêts privés ne déterminent pas tout (la « main invisible ») car au-delà d’un seuil d’enrichissement personnel, la part du revenu dédiée à la consommation décroît au profit de l’épargne. C’est ici qu’intervient la fameuse relance keynésienne : une injection financière de l’Etat (par la redistribution des revenus) permet de doper la consommation, que ce soit par des politiques de grands travaux ou des dépenses d’investissement publiques. Son calcul montre que la hausse de production induite compense sa dépense initiale de l’Etat (même s’il est vrai que cet « effet multiplicateur » est moins pertinent depuis la globalisation économique).

En outre sa théorie montre que le paramètre essentiel est la volonté d’embauche des entrepreneurs (leur état d’esprit).Keynes l’appelle Principe d’incertitude : le marché du travail seul ne conditionne pas tout, et le système économique ne peut s’auto-réguler . « L’essentiel se situe dans la sphère des croyances » dit-il (cf un billet précédent sur l’aberration de cloisonner l’économie, des sciences humaines…).On aura compris que sa conception économique se fonde sur la Moralité (curieux écho actuel), et il fait le pari que l’essor des activités économiques conditionnera l’essor des activités sociales.

Quoi qu’il en soit la condition sine qua non de son modèle est de maintenir la Demande à un niveau satisfaisant. C’est ce qu’avait permis Ford à cette époque en rémunérant ses salariés de manière à ce qu’ils puissent se payer ses voitures. Keynes est bien l’instigateur du New Deal, puis des 30 Glorieuses, par l’Etat Providence, et la fixation des taux d’intérêt et du solde budgétaire.

Car son économie est fondamentalement politique, c’est-à-dire affaire de choix. Celui du modèle capitaliste (soi-disant naturel) ou le sien qui s’adapte à la REALITE de la situation (loin de tout dogme capitalistique).

Résultat : ce qui au départ était théorisé pour enrayer la menace d’une révolution communiste fut l’une des plus grandes progressions de la condition ouvrière et paysanne, un nouveau rapport de force créé par les syndicats ouvriers, et un esprit progressiste général sur l’Occident au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale.

L’inflation des années 70, et la révolution conservatrice initiée par Reagan et Thatcher (via la baisse de l’imposition des plus riches notamment), détruisirent les principes solidaires qui étaient à la base du keynésiannisme . Donnant lieu à une situation d’actualité : baisse de la croissance, chômage de masse, globalisation libérale menaçant les institutions protectrices, et inégalité sociale.

En France, après Mendès, Rocard puis Jospin se sont inspirés de cette théorie politico-économique au grand damne des partisans du laisser-faire .Ceux-là même qui sont finalement les vrais dogmatiques idéologiques ;car comment faire plus pragmatique que par ce que Keynes résume de son modèle : « L’essentiel pour un gouvernement n’est pas de faire un peu mieux ou un peu plus mal ce que des individus font déjà, mais de faire ce qui n’est pas fait du tout » !!

Enfin, ouvrons la réflexion par quelques constats objectifs. L’endettement de l’état américain s’est envolé par la baisse des revenus induite par les cadeaux fiscaux aux classes fortunées, mais aussi par la précarisation du travail .Celle-ci entraîne une baisse de la part des salaires dans le PIB et une hausse de l’endettement particulier pour maintenir le niveau de consommation personnel. La consommation se trouve finalement maintenue sous perfusion par l’endettement contraint des ménages. « Aux E.U, la part des salaires dans le revenu national atteint son plus bas niveau depuis 1929 » (Les Echos,09/10/06).Même en Angleterre, selon l’étude de Sabatier, la dette des ménages représente 160% du revenu global disponible et sans son augmentation l’économie britannique serait en récession depuis 2002. Par ailleurs le FMI dans son dernier rapport annuel constate : « Au cours des 2 dernières décennies, il y a eu un déclin certain de la part du revenu allant au travail .La baisse est très massive et atteint 10% aux E.U et au Japon. »

Si on appliquait les mesures tape à l’œil de « fermer les robinets de la dette », cela équivaudrait à une récession inéluctable. La seule solution passe par s’attaquer à la CAUSE du problème et non à ses conséquences. Car on sait bien qui serait le premier à en payer les pots cassés. Et pour ceux qui doutent encore que nous puissions être concernés par ces problèmes anglo-saxons, citons Patrick Artus : « Dans la zone euro, sur les 10 dernières années, la dette privée est passée de 75%, à 145% du PIB. Sans la hausse de la dette des ménages, la croissance de la zone euro serait nulle depuis 2002. »

On voit ici les limites de la politique de l’Offre (que l’on pourrait analyser aussi par l’outil monétaire de la BCE, à un niveau extra-national). Faut-il attendre la Crise de 2009 pour prêter l’oreille aux néo-keynésiens ?

dimanche 24 février 2008

Antoine Détourné, président du MJS, soutient Philipppe Duron

jeudi 21 février 2008

Antoine Détourné à Caen



Antoine Détourné, Président national du Mouvement des Jeunes Socialistes, était ce jeudi à Caen pour soutenir la candidature de Philippe Duron aux élections municipales.

Cette visite fût l’occasion de l’emmener à la rencontre des Caennais. Ce fût le cas sur le marché de la Guérinière dans la matinée, puis en centre ville dans l’après midi.

Nous avons reçu un accueil très chaleureux sur ces différents lieux.

lundi 11 février 2008

Banlieues actives

Voici enfin arriver le fameux « Plan Marshall » des banlieues de Nicolas Sarkozy qui nous avait répéter maintes fois : vous allez voire ce que vous allez voir, allant, on le sait, de trop nombreuses fois au-delà du raisonnable dans la dérive verbale.

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vendredi 8 février 2008

La laïcité républicaine en danger

“Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance” Nicolas Sarkozy, le 20 décembre 2007 dernier, au Vatican.

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mardi 5 février 2008

N’oublions pas les sans papiers

Lorsque Nicolas Sarkozy était au ministère de l’Intérieur, il avait alors théorisé une nouvelle forme de politique d’immigration en utilisant le qualificatif d’immigration « choisie » s’opposant à l’immigration « subie ». Autrement dit, développer l’immigration de travailleurs qualifiés et durcir les conditions d’entrée de tous les autres immigrés (non qualifiés, réfugiés politiques, celle liée au regroupement familial, etc.). Seulement, le système de « quotas » d’immigrés s’est transformé en système de quotas d’expulsions ; l’objectif du gouvernement étant d’atteindre 25 000 expulsés par an. Pourquoi ce chiffre ? C’est un mystère. Rappelons que le pourcentage d'immigrés est stable depuis 1970.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes lors de son dernier Conseil National, a décidé d’interrompre ses débats pour mener une action coup de poing.

Antoine Détourné, président du MJS a déclaré devant les militants encerclés par les forces de police: « Par cette mise en scène un peu théâtrale, c’est notre indignation que nous affichons face à une situation contraire aux principes des droits de l’homme que la France a toujours défendu. »

Depuis que Nicolas Sarkozy est Président de la République, la France a fait l’objet de nombreux rapports de la part des structures des nations unis.

Le rapporteur spécial chargé du racisme au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies regrette certaine orientation prises par la France. Il indique qu’il est préoccupé par la criminalisation et le traitement exclusivement sécuritaire de l’immigration.


samedi 26 janvier 2008

La « main invisible ».

Le rapport Attali a été rendu au président de la République. Il comporte 316 propositions pour « libérer » l’économie française. En fait, c’est un rapport qui est là pour montrer la voie néolibérale à notre pays. Il n’est pas fait pour « aider la France » comme on a pu l’entendre mais bien pour aider le libéralisme à s’imposer.

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mardi 22 janvier 2008

Un referundum est possible.

Les exigences que porte l'Europe sont très fortes. Les décisions prisent, que se soit l'Euro fort et la banque centrale européenne indépendante, la politique sociale ou encore la politique extérieure européenne, pèsent d'un poids qui n'est pas négligeable sur la vie politique et sociale française et internationale. L'europe mérite donc un vrai débat.

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samedi 22 décembre 2007

Trêve au chaud pour le Stade Malherbe

C'est jour de fête avant l'heure pour les joueurs et les supporters du SMC. 2007 se clôt dans l'euphorie pour l'équipe de footballers professionnels, au sein de l'élite nationale. Une fois passé le grisement bien naturel de tout suppporter, il convient de regarder avec un oeil plus anticipateur l'évolution de cet atout local en pleine exposition. Alors que les échéances électorales pointent à l'horizon, les utilisations tacticiennes de cette réalisation commencent à se faire entendre dans le débat local. La politique se doit par définition de progresser grâce à une ligne d'orientation objectivée et défendue officiellement, à l'abri des aléas ponctuels.Ainsi, la question de l'investissement public dans ce club sportif doit être protégée des récupérations momentanées (selon ses victoires ou défaites, propres à la vie sportive).Et on ne peut pas laisser l'évaluation des subventions à l'arbitrage d'une opinion à la mode. On entend trop le choix d'augmenter ou de réduire les crédits sans plus de justification politique.

Quoi que l'on pense du football, il se trouve être le premier sport plébiscité par les français, ce qui ne lui épargne pas les jugements péremptoires de décideurs en mal de médiatisation. Si le stade Malherbe reste relativement préservé de la pression médiatique, c'est grâce à une situation politique qu'il s'agit de lui conserver pour son devenir : c'est le choix de la subvention publique.Cessons de parler (tous camps confondus) des dépenses allouées, comme une variable servant à se démarquer.

Sa situation de 1er club de l'élite en terme de financements publics est bien plus bénéfique à la pérennité de son action locale que les économies virtuellement réalisables sur son essor. Car cette situation va très certainement de paire avec son autre situation de meilleur public réélue régulièrement par la LFP. Le choix des collectivités de bien financer ce club c'est le choix de le protéger de gros investisseurs privés guidés par le marché spéculatif (regardons à ce sujet les déboires du FC Nantes avec le départ de l'armentier Dassault principal détenteur). A l' heure où les "gros" clubs sont contraints par le marché de se faire côter en bourse, le SMC se prépare une évolution plus indépendante grâce au parapluie de ses structures associatives de supporters et ses partenariats publics.Cette situation se complète néanmoins de partenaires privés, mais que le club peut choisir hors "grandes marques" et plus locaux, explicitant son identité régionale si particulière.

Car, derrière ces collectivités se cachent les 3 niveaux administratifs (rares pour un club): ville, département, et région.En effet, le club a jusqu'à une dimension Régionale. Bien ou mal, cette caractéristique nécessite une place importante de la puissance publique pour entretenir son accès au grand public.En ce sens, les dépenses que consent par exemple la Région, permettent de peser dans l'accés aux gradins en termes de places réservées (cf la cart'@too, réduisant le coût des plus éloignés et des moins aisés, au sport professionnel). N'oublions pas que derrière ses initiales se cachent un intitulé évocateur: Stade Malherbe de Caen Calvados Basse-Normandie.On a donc plus qu'affaire à un stade municipal, laisse à voir les plaques minéralogiques des bus lors des matchs. La ville de Caen co-gère un club de fort maillage territorial, elle doit en être à la hauteur.

Au-delà des rêves purement sportifs, on peut envisager une existence dynamique alliant, de manière assez exceptionnelle en comparaison aux autres, une vision dans la durée (au delà du simple résultat), à l'évaluation de ses performances.La pérennité d'un financement majoritairement public, c'est la pérennité d'un contrat d'équipes d'entraînement, d'un centre de formation reconnu (et par définition "rentable" sur le long terme), d'un effectif stable fort de son identité (joueurs symboliques de la cohésion),etc... Enfin, on peut se débarrasser de la concurrence néfaste des gestionnaires, pour la retrouver dans son sens noble de "compétition" sur le gazon.Le sport professionnel ne doit pas se couper de son rôle citoyen.

En définitive, plutôt que d'expérimenter des coupes blanches de crédits, il faut maintenir le budget alloué au club, qui semble lui réussir après ces temps difficiles (mais rendus acceptables comme expliqué précédemment).La motivation par la simple "pression fiscale" en serait ici injustifiée. Si des besoins financiers s'expriment dans le développement des autres sports -et c'est le cas- la réelle ligne de démarcation politique sera l'ampleur budgétaire que l'on souhaite pour l'executif. Une capitale régionale ne se gère pas comme une épicerie familiale; qui osera l'assumer concrètement?